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Aplysia fasciata compte parmi les plus grands mollusques de la faune française, avec une longueur maximale de 30 à 40 cm pour un poids de 2 kg.

Le corps et plutôt haut et étroit, massif. Il est mou, de couleur sombre, brun-foncé à lie-de-vin. Il est parfois, mais pas toujours, moucheté de clair, avec pour la plupart des individus une bordure rouge à rose sur le bord des parapodes* (ou parapodies). Chez Aplysia fasciata, ces parapodes de grande taille occupent la quasi-totalité du corps et, contrairement à d’autres espèces, ne se rejoignent pas à l’arrière. Ils sont utilisés dans les nages de déplacement.

Sur la tête, deux excroissances enroulées sur elles-mêmes et formant tubes, évoquent deux oreilles de lièvre : ce sont les rhinophores*. Les yeux ronds, petits mais souvent bien visibles, sont situés antérieurement, au pied de ces deux organes. On observe également deux tentacules buccaux. Les rhinophores et les tentacules buccaux peuvent également être bordés de rouge ou de rose.
Aplysia fasciata possède une fine coquille interne, lamelleuse, peu concave (coquille “en verre-de-montre”), oblongue, arrondie en avant, tronquée obliquement en arrière et d’environ 50 mm de diamètre. Elle est située dans la partie dorsale. Chez cette espèce, la coquille n’est pas visible, le foramen* consistant en un tout petit trou, quasiment invisible.
Hormis lors de la nage, les parapodes sont repliés sur le dos et protègent cette partie.
Le pied est pointu vers l’arrière.

A l’état juvénile, Aplysia fasciata est plutôt rouge, comme probablement toutes les aplysies de nos côtes.

 

ESPÈCES RESSEMBLANTES

 

La détermination des trois plus grandes aplysies peut se révéler délicate et parfois, seule la dissection de l’appareil génital et l’observation du pénis peut confirmer une distinction entre Aplysia fasciata et les deux autres principales espèces.

Aplysia depilans (Gmelin, 1791) : les grands parapodes sont bien séparés en avant mais sont soudés en arrière, assez haut sur le dos. Il n’y a pas de bordure rouge à rose sur les parapodes et les tentacules buccaux chez cette espèce. Le pénis est sombre, gros avec des épines. Les animaux en accouplement forment de longues chaînes solides.

Aplysia punctata (Cuvier, 1803) : chez l’aplysie ponctuée, les parapodes sont bien séparés en avant. Ils sont soudés sur l’arrière mais plus en arrière que chez A. depilans. Le pénis est sombre, plutôt en forme de spatule et dépourvu d’épines. Alors que le pénis d‘A. fasciata est clair et filiforme ! Les chaînes des animaux accouplés ne sont pas solides.

Il existe en Méditerranée des animaux foncés ayant toutes les caractéristiques externes d‘Aplysia fasciata mais avec des parapodes joints à l’arrière. A ce jour, il est impossible de dire si c’est une variante ou une espèce distincte.

L’aplysie naine, Aplysia parvula Guilding in Morch, 1863, peut prêter à confusion uniquement avec les juvéniles d’A. fasciata. En effet, pouvant se rencontrer dans toutes les mers, tropicales et tempérées (y compris sur les côtes françaises), elle est considérée comme la plus petite des aplysies, ne dépassant probablement pas 6 cm.

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